Ancrage des pieds - Voute plantaire Tessa Lapoulle

L’ancrage, c’est le pied !

L’ancrage, c’est le pied !

L’ancrage est la capacité à garder son esprit stable, calme et centré en toutes circonstances.

Cette capacité est essentielle pour cultiver son discernement. En effet, un manque d’ancrage conduit à avoir plus facilement la « tête dans le guidon », et alors à perdre le recul qui permet le discernement et l’action juste.

Prochaine séance ancrage et méditation avec les sons par Zoom le 8 décembre de 19h à 21h (replay possible) :

Prochains weekends ancrage et méditation avec les sons les 2/3 décembre à Nantes et 9/10 décembre à Rennes

Stabilité mentale et ancrage physique vont de pair

arbre - ancrage

La méditation permet de calmer son esprit : il est relativement aisé de se calmer en se centrant sur sa respiration, sur ses sensations physiques ou encore sur une musique relaxante.

Mais bien souvent, à peine la méditation terminée, le naturel reprend le dessus et l’esprit est à nouveau emporté par les émotions et les flots de pensées. Et sous l’effet de l’agitation mentale, de l’inquiétude ou du désarroi, on perd facilement en discernement (bien souvent sans s’en rendre compte).

En parallèle de la méditation, il est donc indispensable de cultiver son ancrage, c’est-à-dire sa capacité à garder du recul tout en étant dans l’action : comme le dit la sagesse populaire, avoir « bon pied bon œil » !

Comme le sous-entend ce proverbe, la stabilité psychique est intimement liée à l’ancrage physique des pieds à la tête.

Or au niveau physique, les pieds potentialisent le corps de l’homme tout entier, car ils sont la base de la structure corporelle. Les pieds formant la base de la pyramide corporelle, ils jouent un rôle crucial dans la posture, la stabilité, l’équilibre, la répartition du poids et les forces qui maintiennent le corps en équilibre, en mouvement et en bonne santé.

La façon d’utiliser ses pieds a donc des répercussions sur tout le corps et notamment sur les chevilles, les genoux, les hanches, le bassin, les épaules, le dos et la tête.

Les pieds, leurs déformations et les conséquences

Pied - Voute plantaire Tessa Lapoulle

La nature nous a dotés de pieds possédant 3 arches et reposant en position debout sur 3 points de contact principaux que sont le talon, la racine du gros orteil et la racine du petit orteil.

Grâce à ces arches les pieds sont rebondissants et les chevilles genoux hanches sont alignés, ce qui protège les articulations et facilite le travail du cœur.

Mais il arrive que ces arches s’effondrent ou s’enraidissent, ce qui donne lieu à des déformations comme :

  • Les pieds qui s’aplatissent : la voûte plantaire s’affaisse, causant des douleurs notamment dans la partie interne des pieds, une fatigue des jambes, une instabilité, des tendinites (tendon d’Achille), de l’arthrite et des douleurs lombaires
  • Les pieds qui se creusent : la voûte plantaire remonte, entraînant des problèmes de stabilité et de douleurs aux pieds, aux chevilles, aux genoux et même au dos en raison de la répartition inégale du poids du corps. Une pression accrue sur certaines parties du pied peut entraîner la formation de callosités, de cors et favoriser l’arthrite

Ces déformations ont des répercussions dans l’ensemble du corps. Par exemple, les pieds plats favorisent l’apparition d’hallux valgus et l’effondrement vers la rétroversion de bassin, cause de nombreux maux de dos.

Retrouver son ancrage et cultiver l’équanimité

libérer les pieds

Heureusement, il est possible de reformer la voûte plantaire d’un pied plat flexible grâce à des pratiques de renforcement des muscles de la voûte. Et grâce à des pratiques d’assouplissement et de mobilisation des pieds, il est possible de redonner de la souplesse à un pied enraidi.

De plus, grâce au rôle primordial des pieds, simplement en ajustant leurs positionnements dans le quotidien ainsi que la répartition du poids du corps sur ses pieds, on peut agir sur la globalité de sa posture. Ce faisant on cultive la stabilité physique, on prévient certains maux et on gagne en stabilité psychique.

Notamment, dans la position debout, les pieds parallèles permettent le jaillissement à partir de la voûte, qui retentit sur le périnée et les diaphragmes thoracique, cervical et crânien. En effet, les pieds parallèles donnent une tonicité dans les jambes, qui vont alors porter le haut du corps notamment grâce à la bascule du bassin.

Dans ce jaillissement interne, l’esprit se centre spontanément. Cette qualité de centrage est approfondie par l’affinement du souffle et par le chant de mantras.

Pratiquer l’ancrage

Prochaine séance ancrage et méditation avec les sons par Zoom le 8 décembre de 19h à 21h (replay possible) :

Lors de cette séance, qui peut être suivie en direct et/ou en différé, seront notamment expliqués et expérimentés comment :

  • Tonifier et assouplir ses pieds
  • Tonifier et étirer ses jambes
  • Libérer son bassin et ses hanches

Prochains weekends ancrage et méditation avec les sons :

https://yogasonmeditation.com/cours-yoga/2-12-et-3-12-2023-apprivoiser-sa-respiration-se-liberer-du-jeu-des-apparences/

https://yogasonmeditation.com/cours-yoga/9-et-10-decembre-2023-apprivoiser-sa-respiration-se-liberer-du-jeu-des-apparences-rennes/

Notre souhait et notre conviction profonde sont que ces éléments et votre participation active vous permettront de gagner en confort postural et en équanimité.


Structure tensegre

Du tassement au jaillissement

Nos postures conditionnent nos ressentis
Nos ressentis façonnent nos représentations mentales
Nos représentations mentales déterminent nos pensées
Nos pensées déterminent nos actions
Nos actions deviennent nos habitudes
Nos habitudes façonnent notre destinée

En prêtant attention à nos postures, nous pouvons donc vivre plus pleinement notre vie !

Le corps humain peut se représenter de deux façons

Empilement

Comme un fragile empilement d’os

Les parties solides sont empilées, tassées les uns sur les autres

Les tissus mous (ligaments, tendons et muscles) servent aux mouvements

 

 

Structure tensegre

Comme une structure tensègre en jaillissement

Les parties solides (os) ne se touchent pas.

Elles sont reliées entre elles par des éléments élastiques, dont les jeux d’équilibre de tensions maintiennent la structure en place

Un simple assemblage d’os ne tenant pas en place, l’intégrité de la structure corporelle est assurée par les jeux de tensions musculaires.

Le corps humain est donc une structure tensègre, c’est-à-dire qu’il est construit pour être à la fois :

Léger

Tout comme un ballon de baudruche, un corps en bonne santé est en jaillissement permanent dans les six directions de l’espace, grâce aux tensions des muscles profonds

Jaillissant

Si l'on appuie en un point, toute la structure se déforme pour absorber la force. En l’absence de pression externe, le corps jaillit depuis son centre (de gravité situé dans le bas-ventre) jusqu’à l’ensemble de ses extrémités (tête, pieds, mains)

Stable

Les jeux de pressions internes garantissent l’intégrité de la structure, qui peut être positionnée dans tous les sens et qui revient toujours à sa position naturelle

Percevons-nous notre corps comme un empilement, nous sentons-nous « tassés » ?

Ou percevons-nous notre corps comme une structure tensègre c’est-à-dire à la fois légère, jaillissante et stable ?

La perception d'être tassé ou jaillissant dépend en grande partie de la position du corps

Assise dans et hors de l'aplomb

 

Comparons ces deux photos :

Dans le cas de la photo de gauche, à votre avis la sensation est-elle celle d’être tassé, en empilement, ou d’être en jaillissement ?

Même question pour la photo à droite ?

Les muscles profonds donnent sa forme au corps humain (tout comme les éléments élastiques qui relient les parties solides d’une structure tensègre). Et plus ceux-ci sont toniques et étirés, et plus la sensation de jaillir de l’intérieur est là.

Pour pouvoir demeurer dans le jaillissement, il faut donc tonifier et étirer tous ses muscles et en particulier les muscles profonds.

Pour ce faire, dès l’âge de 40 ans et en particulier pour les personnes sédentaires (plus de 3 heures d’assise par jour), il est nécessaire de renforcer et d’étirer les muscles profonds : cela permet de préserver son autonomie et d’anticiper la raideur (qui commence avec la sensation d’être « rouillé » au lever) qui sinon gagne chaque jour, lentement mais sûrement, du terrain.

Certaines postures de Yoga sont particulièrement efficaces pour retrouver le jaillissement en :

  • Libérant les articulations en augmentant les mobilités articulaires

  • Redonnant de l’élasticité aux muscles superficiels et aux muscles profonds

  • Tonifiant les muscles, en particulier les muscles profonds

De plus, ces postures développent la conscience corporelle et l’aisance, qui permettent d’accomplir les actes de la vie quotidienne avec moins d’efforts.

Grâce aux espaces retrouvés au niveau des hanches et du bassin, de la poitrine et des épaules, le corps est mieux respecté dans le quotidien, car il peut s’installer dans son état de fonctionnement optimal, la colonne vertébrale érigée sans force. Les petites douleurs s’effacent, les organes fonctionnent mieux et l’aisance corporelle est là dès le lever.

Pour prendre ces postures en étant guidé-e dans la justesse corporelle, pratiquez les postures de la playlist youtube « Postures avec les sons - Retrouver son aplomb avec le Yoga du Son »

https://www.youtube.com/watch?v=5Ipq71wM4Qc&list=PLdZWEapVnhFOtkQ6PJnLAdBkasHrvNVYX

 


piliers du yoga

Les quatre piliers du Yoga

Les quatre piliers du Yoga, ou les effets du Yoga selon la tradition

piliers du yoga

Pendant des millénaires, le Yoga a été une philosophie, une sagesse et un art de vivre. L’esprit du Yoga se découvre et prend corps à travers un ensemble d’actions ou de pratiques, qui ont pour base une solide compréhension du corps et du mental de l'être humain. Cette praxis transforme et transcende le pratiquant.

Cette transformation a lieu à tous les niveaux :

Au niveau du corps et de ses actions : le Karma Yoga

La pratique du Yoga amène à une conscience plus large de l’individu. En conséquence, l’action personnelle prend une dimension plus large que le simple intérêt personnel. Par exemple, agir pour ses proches ou pour une cause est une façon de pratiquer le yoga ; au plus haut niveau de réalisation du Yoga, les actions sont totalement désintéressées

Au niveau des émotions : le Bhakti Yoga

La pratique du Yoga permet d'apaiser les émotions voire de les vivre en gardant du recul et du discernement. Ce discernement permet d’utiliser l’énergie émotionnelle brute à des fins d’élévation ; par exemple, l’abbé Pierre est l’exemple d’un être qui a su canaliser sa colère pour faire évoluer la société vers davantage de justice.

Au niveau du mental : le Raja Yoga

L’état d’esprit du Yogi est un mental qui demeure apaisé, c’est-à-dire à la fois clair, attentif et tranquille. Tout l’art du hatha yoga, qui fait partie du raja yoga, consiste à apaiser son mental. Parmi les méthodes préconisées, le sage Patanjali insiste sur la concentration du mental, qui est permise grâce à un environnement favorable, une éthique appropriée, la capacité à se poser, à ralentir sa respiration et à s’intérioriser. Pour Patanjali, dhyana (faute de mieux traduit par le terme méditation) résulte de la capacité à garder sa concentration dans le temps et à y revenir régulièrement

Au niveau subtil : le Jnana Yoga

Le yogi réalisé est en contact permanent avec sa conscience pure, la partie de lui-même qui demeure pendant son sommeil profond ; le grand yogi du début du XXème siècle Ramana Maharshi témoignait qu’il était conscient d’être conscient non seulement dans l’état de veille, ce qui est déjà un tour de force, mais aussi dans l’état de sommeil avec rêves, et même dans l’état de sommeil profond !

C'est en forgeant qu'on devient forgeron,

et il va sans dire que ces transformations ne peuvent avoir lieu que grâce à une pratique régulière et maintenue dans le temps (la tradition parle de 12 ans de pratique assidue). Tout comme un musicien a besoin de faire ses gammes chaque jour pour apprivoiser son instrument, l'apprenti yogi a besoin  de revenir sans cesse à l'assise, à ralentir son souffle, s’intérioriser et se concentrer pour apprivoiser son corps-esprit.

Dans l'esprit des 4 piliers du Yoga, les cycles proposés de Yoga du Son

visent à accompagner les participant-e-s dans la mise en place d'une pratique personnelle adaptée, à la fois posturale et de méditation avec les sons en s'accompagnant à l'harmonium, alimentée par la juste compréhension de l'esprit du Yoga transmis dans les textes.

Il est encore possible de s'inscrire aux premiers modules ainsi qu'aux cycles 2023/2024 à Nantes et à Rennes (inscription par email à pierrepascal@yogasonmeditation.com) :

4 et 5 novembre 2023 à Nantes – S’ancrer des pieds au bassin, Apaiser son mental avec les mantras

11 et 12 novembre 2023 à Rennes – S’ancrer des pieds au bassin, Apaiser son mental avec les mantras


aplomb et voixc commente centre

Trois postures majeures pour prendre soin de son dos

Trois postures majeures pour prendre soin de son dos

Soin du dos et aplomb

Lorsque le corps est naturellement d'aplomb, les chevilles sont alignées avec les genoux, les hanches, les épaules et les oreilles. La plupart des enfants de 3 ans a cet aplomb naturel, ainsi que les peuples qui n'utilisent pas de chaises.

La perte de cet alignement est une cause fréquente de troubles musculo-squelettiques et en particulier de maux de dos comme les lumbagos, les sciatalgies et les hernies.

A cause de la répétition de postures non physiologiques telle qu’une mauvaise assise (par exemple, avachissement dans un siège), malheureusement notre corps perd inéluctablement son aplomb naturel.

Mais il n’y a pas de fatalité : Donnez au corps ce dont il a besoin, et il retrouvera le chemin vers son état optimal, c’est-à-dire son aplomb naturel, qui se traduit par un dos en pleine forme, une meilleure respiration et plus de tranquillité d'esprit !

Principes pour retrouver son aplomb

Voici les trois grands principes qui guident le retour vers l’aplomb naturel :

  • Retrouver de la mobilité dans les hanches

et permettre au bassin de basculer est prioritaire, pour permettre au haut du corps de communiquer avec le bas du corps ; la bacsule du bassin se traduit par une courbure lombaire basse

  • Etirer et tonifier les membres inférieurs

car les muscles des jambes sont affaiblis et raccourcis à force d’assises prolongées et/ou de pratiques sportives sans étirements adéquats

  • Etirer, ouvrir et détendre le haut du corps

qui est soit effondré soit contracté pour pallier au manque de mobilité du bassin

Pratiques pour retrouver son aplomb

La mise en pratique de ces principes est mise en œuvre dans les 3 postures suivantes :

Le chat qui s'étire

Cette position permet d'apprivoiser la bascule du bassin, de mobiliser les 102 articulations du thorax et d'amener des espaces dans le haut du corps.

Cette position crée des espaces entre les vertèbres, ce qui est bénéfique pour les disques intervertébraux et toute la colonne.

L'étirement des jambes

Pour pouvoir prendre et conserver la bascule du bassin, il est nécessaire que les jambes soient étirées.

Cette position est l'une des meilleures pour étirer ses jambes et rétablir la circulation dans les membres inférieurs.

La torsion

https://youtu.be/LsGqBwUACNs?feature=shared

La torsion simple détend le dos et étire les flancs, les fessiers et les muscles profonds de la hanche. Elle amène du mouvement dans le ventre et peut réguler le système digestif.

Cette torsion procure une grande détente générale, en particulier lorsqu'elle est pratiquée dans la conscience du souffle.

Aller plus loin

En suivant les instructions des vidéos ci-dessus, vous pouvez aisément pratiquer ces trois postures et ainsi prendre soin de votre dos.

N'hésitez pas à partager vos ressentis et vos remarques en postant vos commentaires sous les vidéos, ou en envoyant un email à pierrepascal@yogasonmeditation.com

Enfin, pour aller plus loin et tout savoir (ou presque) sur l’aplomb et la méditation avec les sons, vous pouvez participer :

 

 


Yoga du Son - Harmonium et Swarmandal

Le souffle, c'est la Vie !

Notre souffle est notre chant intérieur. Toutes les traditions encensent le souffle, comme véhicule de l'exploration du Soi. En particulier, le mot "respiration" vient du latin "spiritus"', qui a aussi donné le mot "esprit".

En général, notre respiration est inconsciente

La plupart du temps, notre respiration est inconsciente et automatique : l’amplitude et le rythme de la respiration sont réglés automatiquement par notre corps, en fonction de ses besoins en oxygène.

Comme ces besoins dépendent directement des activités physiques, émotionnelles et mentales, la respiration est un révélateur de ces activités. Ainsi, nous pouvons remarquer que :

  • Le rythme respiratoire augmente avec les activités physiques
  • Le rythme respiratoire augmente avec les émotions et le stress
  • Le rythme respiratoire augmente avec les sollicitations mentales

En conscientisant sa respiration, on agit sur tout le système corps-esprit

Mais comme la respiration peut également être contrôlée par la conscience, elle est aussi un moyen d’agir sur ces niveaux d’activité. En conséquence :

  • En diminuant son rythme respiratoire, les rythmes biologiques ralentissent, ce qui a notamment des effets bénéfiques sur les processus inflammatoires
  • En diminuant son rythme respiratoire, les émotions et les stress diminuent
  • En diminuant son rythme respiratoire, la dispersion mentale cesse

Donc plus la respiration est lente, ample et complète, et plus l’esprit est apaisé. Et vice-versa.

Le chant de mantras, dans la conscience du souffle, apaise profondément le mental

En conclusion, comme nous pouvons largement intervenir consciemment sur l’amplitude et sur le rythme de la respiration, nous pouvons agir sur notre état intérieur, et même sur notre inconscient, grâce à la respiration consciente.

Dans les pratiques chantées, la voix est l’expression du souffle. Elle prend sa source dans l’inspiration, et elle se révèle dans l’expiration. Les chants de mantras, pratiqués en allongeant et en amplifiant les souffles, pacifient profondément le mental -ce qui est le but du Yoga.


Retrouver son aplomb et soigner son dos

Comment prendre soin de son dos ?

Qualifié de mal du siècle, le mal de dos touche une grande partie de la population, en particulier dans les pays industrialisés depuis l'après-guerre (aujourd'hui, 20% des adultes souffrent de douleurs lombaires chaque année).
Les douleurs au dos sont principalement dues à deux choses :

En particulier, une position assise qui ne respecte pas la physiologie du corps, lorsqu'elle est répétée, conduit inévitablement à des lombalgies, sciatiques, hernies, cruralgies, etc
Mais cela n'est pas une fatalité, car l'application de quelques principes de base permet de prévenir, voire de soigner, ces symptômes d'une perte de l'aplomb naturel du corps !
Voici donc quelques conseils pour prendre soin de votre dos, en commençant par observer si votre assise respecte ou non vos courbures vertébrales.

Le corps humain est caractérisé par la verticalité, qui est permise par les courbures vertébrales

Au fil du temps, le corps humain a évolué pour devenir capable de se tenir debout. Une des caractéristiques essentielles de l'être humain est la station debout (qui a permis la parole et donc la coopération à large échelle).

Pour permettre au corps humain de demeurer dans la verticalité, la nature a bien fait les choses. En particulier, la colonne vertébrale a pris un certain nombre de courbures, qui se forment à la prise de la marche : regardez le dos des enfants qui se tiennent debout, le ventre en avant et les fesses en arrière !

Ces courbures, qui ont malheureusement tendance à s'effacer à cause de mauvaises positions répétées, confèrent à la colonne vertébrale à la fois solidité, stabilité et mobilité : une colonne avec courbures est 17 fois plus résistante qu'une colonne rectiligne !

Les postures non physiologiques font perdre au corps sa verticalité

Assise en rétroversion du bassin : pas de courbure vertébrale
Manque d'énergie et mal de dos sont assurés

A chaque fois que nous nous asseyons en étant un tant soit peu avachi (en voiture, au bureau, etc), que nous nous penchons en avant (pour manger, consulter notre téléphone, etc), notre dos s'arrondit et perd ses courbures : nous quittons alors notre verticalité naturelle (que nous avions étant enfants).

Lorsque ces positions non physiologiques sont répétées pendant de longues heures (à l'école, au bureau, etc), notre corps s'adapte à ces contraintes et, malheureusement pour nous, nous perdons lentement mais sûrement nos courbures vertébrales naturelles.

Ainsi, notre corps devient progressivement incapable de retrouver sa verticalité, qui est pourtant la condition de notre bien-être ostéoarticulaire, viscéral et psychique.

Dès lors, il n'y a rien d'étonnant à ce que notre dos nous fasse savoir, tôt ou tard, qu'il a besoin que nous prenions mieux soin de lui...

La base d'un dos heureux : l'antéversion du bassin

Assise naturelle
Avec une cale sous les fesses, le bassin est antéversé : les courbures naturelles sont respectées, le dos est protégé et stabilisé

Comme le démontre brillamment dans cet extrait vidéo (31' à 35') Dominique Martin, ostéopathe et yogi chevronné, l'antéversion du bassin permet de prendre soin de ses vertèbres lombaires.

La démonstration faite sur le squelette montre très clairement que :

  • Tout mouvement de rétroversion du bassin crée une souffrance des derniers disques intervertébraux et une instabilité de la colonne vertébrale
  • A contrario, quand le bassin est en antéversion, les courbures se forment naturellement, et le dos est stable sans effort

Pour retrouver ses courbures vertébrales et sa verticalité, le point de départ est donc de réapprendre à antéverser son bassin (ce qui projette le ventre en avant et les fesses en arrière).

Comment retrouver son aplomb naturel ?

Nous tous qui avons passé de longues heures dans des positions assises non physiologiques, nous avons donc un travail à faire pour faire le chemin inverse, et ainsi retrouver notre aplomb naturel.

Ce travail de rééducation posturale consiste à retrouver l'antéversion du bassin, qui passe par le fait de se réapproprier ses pieds, étirer et tonifier ses jambes et libérer ses hanches.

Voici des pistes pour retrouver votre aplomb :

  • Observez au quotidien si votre bassin est rétroversé ou antéversé
  • Massez ou faites masser vos pieds
  • Sentez vos appuis sous les pieds dans la station debout (les talons c'est l'aplomb !)
  • Observez si vos hanches sont mobiles ou verrouillées

Le chemin vers son aplomb naturel est magnifique : il donne beaucoup d'énergie, de vitalité, et nourrit la Joie intérieure

Concrètement, vous pouvez cheminer vers votre aplomb en pratiquant régulièrement certaines postures, dont le chat qui s'étire :

https://youtu.be/5Ipq71wM4Qc

Retrouvez votre aplomb et apprenez à aider d'autres personnes à le faire, en suivant un cycle de formation "Postures, Sons et Méditations", à Nantes ou à Rennes

https://yogasonmeditation.com/formations/formation-weekends-yoga-du-son/#nantes

https://yogasonmeditation.com/formations/formation-weekends-yoga-du-son/#rennes


Assise méditation

Tout savoir sur la méditation avec les sons

Assise méditation

Les bienfaits de la méditation sont aujourd’hui largement reconnus : diminution du stress, meilleure gestion des émotions, meilleur sommeil, meilleure concentration, diminution des mécanismes inflammatoires et amplification des processus d’auto-guérison physiques et psychiques, diminution des douleurs, plus de créativité, plus de présence à soi et à son environnement, moins de pensées automatiques, esprit plus clair, meilleure qualité de vie, etc

Depuis longtemps et dans toutes les traditions (tradition = ce qui se transmet !), le son a été et est encore un support primordial pour cultiver l’état de méditation, et ainsi transcender le mental : notamment à travers les prières, les récitations de mantras et les chants sacrés.

Cela dit, le terme « méditation » recouvre des réalités très différentes, depuis la réflexion intense sur une question jusqu’au silence absolu du mental dans un endroit reculé du monde, en passant par la conscience des ressentis corporels.

Afin de clarifier le sens du mot « méditation », partons de son origine à savoir le mot "Dhyana", qui est décrit dans le Yoga Sûtra de Patanjali, un des textes de référence du Yoga depuis environ deux mille ans.

La définition traditionnelle de l'état de méditation est un mental concentré et paisible

D’après le Yoga Sûtra, les pratiques corporelles (asanas) et respiratoires (pranayama) amènent progressivement à :

  1. L’intériorisation (Pratyahara), c’est-à-dire un retournement de l’attention vers l’intérieur de soi
  2. La concentration (Dharana) sur un objet, qui demande un certain effort pour être maintenue
  3. La méditation (Dhyana), dans laquelle l’attention est maintenue sans effort sur l’objet de la concentration
  4. L’absorption (Samadhi) du mental dans l’objet de la concentration, ce qui conduit à la connaissance de la nature profonde de cet objet, qui est pure Conscience

Dans l'état de méditation, le mental est donc à la fois concentré et paisible.

La méditation avec les sons est depuis toujours la voie royale pour apaiser le mental

Pour concentrer le mental et entrer en contemplation, il faut focaliser toute son attention vers un objet. Cet objet peut être de différentes natures, depuis certaines zones du corps jusqu’à la notion de paix, en passant par la flamme d’une bougie.

Dans la pratique du Yoga du Son, l’objet de la concentration et de la contemplation est le son, dont la nature profonde est le Naad, le son originel ou primordial dont l’expression est le fameux mantra AUM.

Les sons et les mantras sont des supports particulièrement puissants pour apaiser le mental. En effet, on ne peut pas chanter et penser en même temps, car le chant et la pensée sont basée sur le même processus de formulation de vibrations sonores. Donc la production et l'écoute des sons coupe à sa base le mécanisme de production des pensées automatiques, ce qui amène naturellement le mental à s'apaiser profondément.

Par la pratique attentive et maintenue une certaine durée, le chant de mantra peut amener le mental à s’absorber dans ces vibrations : il se produit alors un arrêt du mental ordinaire. Et là, la grâce peut être au rendez-vous.

Mais comme nous avons l’habitude de laisser libre cours à nos pensées automatiques, et que nous nous laissons généralement « embarquer » par nos préoccupations, il est souvent nécessaire de pratiquer pendant un temps, allant de quelques heures à quelques jours, pour contacter cette grâce. Et pour s’y établir, une pratique régulière est nécessaire pendant plusieurs années.

C’est pourquoi nous avons la joie de proposer des journées de pratique et de formation et des stages de Yoga du Son, pour vraiment entrer dans la Paix du mental et la Joie profondes que les mantras ont à offrir.


Joie

Y'a d'la joie, partout y'a d'la Joie

«  Une joie claire et calme du mental, la douceur, le silence, la maîtrise de soi, l’entière purification du tempérament – telle est l’ascèse du mental  » Shri Aurobindo

Joie

Le mot "joie" désigne des sentiments, des émotions et des sensations tellement variés, que l'on peut s'étonner qu’il n’existe pas plus de mots pour les décrire.

En particulier, nous pouvons distinguer deux formes de joies, distinctes de par leur source, extérieure et intérieure, et que pour différencier nous pouvons écrire respectivement « joie » extérieure et « Joie » intérieure :

  • La joie qui vient des circonstances extérieures est passagère et conjoncturelle : par définition, elle ne dure pas dans le temps. Lorsque cette joie est accompagnée par de l’attachement, elle peut même devenir une source de souffrance. En particulier, la recherche de la joie à travers la reproduction des circonstances qui ont l’ont révélée est la base des mécanismes d’addictions (aux drogues, aux écrans, etc)
    v
  • La Joie qui vient de l’intérieur, des tréfonds de l’être, n’a en réalité ni commencement ni fin. C’est la Joie d’un esprit apaisé, conscient d’être vivant et conscient du miracle de la vie, une Joie simple et sans raison apparente, qui est aussi une résonance profonde d’un Univers amoureux de lui-même, le jeu d’un musicien des harmonies particulières et universelles

La joie et la Joie sont toutes deux des expressions de la Vie, elles sont positivement contagieuses, et il n’y en pas une qui soit meilleure que l’autre.

L’essentiel est le discernement. En réalité, selon notre état intérieur, un même phénomène peut nous amener à contacter la joie, ce qui est formidable (à condition de ne pas s’y attacher), et aussi à la Joie, qui est notre source de jouvence.

Pour différencier les deux, notons que la Joie résulte de l’apaisement du mental, et qu’elle est libre de toute forme d’attachement. Le contact avec la Joie est donc renforcé par la pacification du mental, c’est-à-dire par la méditation. Les pensées, paroles et les actions qui émanent de cette Joie ont une saveur toute particulière.


Assise dans et hors de l'aplomb

Retrouver son aplomb

aplomb assis sur une chaise
A gauche, attitude dommageable pour le dos ; à droite, bon aplomb assis sur une chaise

Le langage est révélateur : le mot "aplomb" désigne à la fois le fait de se tenir le dos bien droit, et d’avoir une confiance en soi que rien ne déconcerte.

Or, certains chercheurs (ostéopathes, yogis) ont montré que le mode de vie moderne, de par la sédentarité, l’utilisation des chaises, la répétition des mêmes gestes, etc, fait perdre au corps son aplomb naturel

Notamment, la position assise prolongée rétrécit la chaîne postérieure (mollets, ischio-jambiers, fessiers), ce qui tasse la colonne vertébrale.

Les occidentaux modernes ont donc très souvent des prises de conscience et des ajustement à trouver, pour retrouver leur aplomb et leur confiance naturels. Ce travail passe par des pratiques qui permettent de :

  • Se réapproprier ses pieds
  • Réapprendre à basculer son bassin
  • Étirer son dos

Voici une séance guidée qui va dans ce sens :

https://youtu.be/-kQ0Kumd_dI

Cerise sur le gâteau, un bon aplomb permet d’être assis bien confortablement et d’approfondir la méditation avec les sons :-) :

 


Yoga thérapeutique

Yoga et thérapie

La pratique du Yoga est-elle thérapeutique ?

Yoga thérapeutique

Le Yoga est parfois assimilé à une démarche thérapeutique : certaines personnes vont au Yoga pour soigner certains troubles, d'autres voient leur santé physique et psychique s'améliorer grâce à la pratique, tant et si bien que certaines autorités parlent de "Yogathérapie".

De fait, le Yoga est une pratique psycho-corporelle (pour le Yoga il n'y a pas de distinction entre le corps et l'esprit) qui apporte un bien-être certain. Par la prise de conscience de ses sensations et le ralentissement du souffle, la pratique du Yoga est thérapeutique : c’est une bulle d’oxygène et de bien-être dans le tumulte du mental.

Un autre aspect de la thérapie est de travailler sur l’origine de la souffrance, ce qui doit amener à s'en libérer durablement. Le Yoga ne s'intéresse pas directement à la question de l'histoire personnelle, mais la libération de la souffrance est au cœur de la démarche yoguique.

Voyons donc en quoi la pratique du Yoga libère durablement de la souffrance.

La souffrance vient de l'identification

Dans la vision yoguique, la souffrance prend sa source dans le processus d’identification. C’est-à-dire, qu’une grande partie de la souffrance vient de l’idée que les choses nous arrivent personnellement.

Or, comme lorsque nous jouons aux cartes, dans nos existences il y a une distribution qui est faite, et sur laquelle nous n’avons personnellement aucune prise. En revanche, le pouvoir de chacun est de pouvoir tirer le meilleur de la distribution des cartes, et ainsi contrecarrer les forces qui attirent à l’identification.

Pour ce faire, le processus d’allègement et de libération part du principe que ce qui est vécu n’est pas personnel : ce qui se produit arrive à « cela », et pas seulement à « moi » (« je » et « cela » sont définis dans l’article intitulé « art de la réconciliation »).

L'apaisement du mental conduit à se libérer des fausses identifications et à la compassion

Pour fonctionner dans le monde, chaque matin, nous y prenons part via un processus d'identification, et cette identification demeure dans l'état de veille.

Par l'apaisement du mental, le chemin inverse est parcouru tout en restant attentif. Cela permet d'évoluer dans le monde, tout en gardant du recul : on parle de processus de désidentification.

Par la pratique répétée et approfondie de l'apaisement du mental, il est réalisé qu'à un certain niveau, ce qui nous arrive n'est pas personnel. En particulier, toutes les personnes que nous rencontrons sont des âmes : ce ne sont pas « mon père », « ma mère, « mon conjoint », « mon fils », « ma fille ». A ce niveau il n’y a pas de « mon », il n’y a que des êtres (des Purusha).

Lorsque cela est perçu, l’identification perd de son emprise et il y a de la place pour la compassion.

En résumé, la désidentification, qui résulte de l’apaisement du mental, est la thérapie yoguique par excellence. Elle amène à la compassion, qui est un processus dans lequel l’identification avec la souffrance est suppléée par une participation par la grâce.